Vendredi au soleil

Ce matin, on profite du retour du soleil pour faire les lézards dans notre coin de paradis qu’on n’a plus très envie de quitter.

On lève finalement le camp direction le nord. On traverse une série de gorges étroites sous le soleil et on en profite pour boire un thé dans un café installé sur le site d’une ancienne mine de zinc.

Il fait trop beau pour descendre dans la mine alors on repart à travers les montagnes du Røgaland. Ici, le paysage est abrupt, et pelé. On zigzag entre les petits lacs et les montagnes ventées où ne pousse qu’un peu d’herbe et de mousse jaune.

On expédie bien vite une pause à Rødal dont la stavkirke n’est pas mémorable et on se dirige vers Odda. En avançant, on voit au loin les sommets couverts de glaciers. Et en poursuivant notre route, on rencontre de plus en plus de cascades. Parfois, de longs filets qui coulent depuis le sommet, et d’autres bien plus impressionnants, qui viennent mouiller la route et les touristes venus les photographier.

On finit par bifurquer peu avant Oddal pour aller voir le glacier de Buer. Le départ de la randonnée est une ferme, et on est accueillis par un groupe de vaches et highlands qui semblent plus intéressées par les arrivants sur le parking que par leur pâture.

On reprend tout notre équipement de pluie qui a eu le temps de sécher et on commence à grimper pour atteindre le pied du glacier. On avance d’abord le long des eaux déchaînées par la fonte des glaces. Le torrent fait un bruit effroyable et on sent la fraîcheur de l’eau dès que le vent souffle.

On s’enfonce dans les bois et le sentier se transforme rapidement en petite rivière. La plupart des randonneurs que l’on croise ont les jambes mouillés et l’on hésite à rebrousser chemin malgré nos chaussures imperméables.

On traverse plusieurs bras du torrent sur des petits ponts façon Indiana Jones.

Jusqu’à ce qu’une des paserelles soit complètement submergée et nous oblige à retirer nos chaussures pour traverser. Le choc est violent, l’eau tout juste libérée des glaces vient nous glacer les pieds. On continue malgré le froid mordant.

Arrivent ensuite les cordes pour escalader les parois rocheuses glissantes. On avait déjà vu ça dans les passages les plus difficiles d’autres randonnées, mais ici c’est tout un pan de la randonnée qui se fait à la force des bras.

Il fait toujours bien gris lorsque nous atteignons enfin le sommet, mais nous sommes heureux d’admirer les reflets bleus du glacier.

Nous sommes parmi les derniers à redescendre et nous restons pour la nuit dans un champ de la ferme au milieu des campeurs qui se préparent à grimper demain au lever du soleil.

Un commentaire sur « Vendredi au soleil »

  1. Il me semble qu’il y avait un petit panneau avant le glacier pour indique où il était en 1920 (ou une année dans ces alentours) – impressionnant tout ce qu’il faut encore marché pour l’atteindre après ce stade.

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