Mercredi au bout du monde

Ce matin, on quitte notre petit coin tranquille en bord de mer, en disant adieu aux brebis curieuses qui viennent renifler la voiture. Après les quelques kilomètres de route en terre, nous voici de retour sur l’E10 direction Moskenesøya, la dernière et la plus à l’ouest des îles Lofoten.

La route est chargée de camping-cars qui débarquent du ferry aux bout des îles et font la route inverse de la nôtre. En approchant de la fin de l’île, la route se rétrécit et on en vient à s’arrêter pour négocier le passage avec chaque voiture que l’on croise.

On arrive enfin au bout de la route (littéralement, impossible d’aller plus loin) et au village de Å (prononcer « œ »). Le village est très beau, les maisons du centre ont été transformées en musée et on peut les visiter pour se faire une idée de la vie que menaient les habitants dans les années 50, lorsqu’ils vivaient coupés du monde une grande partie de l’année.

On visite une maison organisée autour de son pöel pour concentrer la chaleur par grand froid.

Pas de vitres dans ce musée, il y a si peu de visiteurs qu’on peut toucher tous les objets et ouvrir tous les placards.

Clémence a bien tamponné le formulaire E27 pour poster son article sur le grand Nord.

On visite ensuite le hangar à bateaux qui sent encore la morue. Et bien sûr la fabrique d’huile de foie de morue qui servait à peu près à tout ici : isolation, éclairage, vitamine D,…

On a raté la démonstration du forgeron, mais on a pu visiter la boulangerie dont le vieux four est toujours en activité. Et on est reparti avec quelques roulés à la cannelle pour la route.

On rebrousse maintenant chemin vers le Nord de l’île pour une petite balade. On avait des projets plus ambitieux en tête, mais les trois derniers jours ont été éprouvants et nous ne sommes pas prêts pour les 1300m de dénivelés vers le sommet de l’île. Ce sera pour une prochaine fois. Nous nous dirigeons plutôt vers Kvalvika, une jolie plage de sable blanc qu’on ne peut approcher qu’à pied en passant par un petit col.

Nous ne sommes pas seuls, la balade et la plage semblent prisées des adolescents qui viennent y camper. C’est d’ailleurs le moment de parler de ces étranges Norvégiens. Leur thermostat interne n’est pas du tout réglé comme le nôtre. Le passage du col est en plein vent par 12°, on a mis nos polaires, kways et bonnets pour monter. Mais on les croise en t-shirt, short et tongs, la tente à la main sans duvet. C’est comme s’ils avaient décidé de ne pas perdre la moindre occasion de s’exposer au soleil tant qu’il est visible.

Arrivés en haut, on a encore droit à un magnifique paysage… qui décoiffe.

Ce soir, on se dirige vers un camping pour profiter d’une douche chaude et ne pas avoir besoin de chercher une place pendant des heures sur cette petite île. On est entourés d’Allemands en camping-cars, mais la vue est belle et l’eau chaude fait du bien.

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