Vers le Nord

Après avoir bien profité de Stockholm pendant ces deux jours, il est temps de prendre la direction du nord. Objectif Tromsø, au-delà du cercle polaire, pour récupérer notre carosse. Dans notre première version de l’itinéraire, nous voulions y aller en train de nuit depuis Stockholm en remontant toute la côte suédoise. Mais le petit train semble victime de son succès, impossible de trouver des couchettes autour des dates qui nous intéressaient. Finalement ce sera l’avion, mais avec une escale obligatoire à Oslo. On se prépare donc à une journée de transit. Première étape : le petit-déjeuner buffet de l’hôtel. On se fait donc deux assiettes “à la Jean-Paul” avec l’objectif de tenir jusqu’à l’arrivée à Tromso à 17h.Bien nourris, on remet nos sacs à dos et on reprend le “Arlanda Express” en direction de l’aéroport. Et là, c’est le premier drame. Trop confiante dans l’avance qu’on a sur l’horaire du vol ou bien assomée par la digestion, Clémence oublie son joli chapeau dans le train. Quand elle comprend son erreur, elle se met à pointer le doigt vers son crâne nu et à faire une grimace de clown triste, qu’elle répétera toute la journée… Avec quelques jours de recul, on a remplacé le chapeau par des casquettes qui tiennent bien mieux sur la tête quand souffle le vent des îles. On décolle enfin. En survolant le pays du sud au nord, on apreçoit des immenses forêts, des glaciers et de grands sommets qui se jettent dans la mer. C’est magnifique et on a hâte d’atterir. On apperçoit enfin Tromsø, blottie sur une île au milieux des montages qui portent toutes encore des traces de neige. Une fois au sol, on a perdu quelques degrés, mais la lumière aussi a changé : elle est rasante, presque crépusculaire, et éclaire la ville d’une lumière dramatique. On se croirait dans un film. On doit dormir une nuit à Tromsø avant de récupérer notre van et d’aller vers les îles Lofoten. L’atmosphère de la ville aussi est bizarre. On sent la ville étape au bout du monde avant les îles ou l’Arctique. Mais il y a aussi un côté station de ski où le peu de locaux et de saisonniers se connaissent tous. Ou peut être est-ce l’effet des vacances qui ont vidé la ville des milliers d’étudiants qui la peuplent pendant l’année ?
On profite également de l’étape pour faire des courses pour la semaine qui vient. On continue notre jeu préféré : explorer un supermarché étranger à la recherche de produits exotiques. Ici, peu de surprises. On ressort donc avec un stock de pâtes, beaucoup de myrtilles, du fromage suspect, et une mixture à base de poisson dans un tube façon dentifrice (il y en a pleins, ça semble être une spécialité locale…).Pendant que les heures passent, cette étrange lumière diminue à peine. On se couche vers minuit, et elle est toujours là : il fait jour et les gens continuent de se promener dans la rue comme en plein après-midi. C’est une expérience très perturbante et on met un moment à s’endormir. Il faut probablement un temps d’adaptation à notre corps ou à notre oeil pour se régler.

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