Mardi humide

C’est le dernier jour de notre voyage et il est temps de nous rapprocher d’Oslo pour prendre notre vol demain matin.

On commence tout de même par visiter la Stavkirke d’Urnes, la plus vieille de Norvège avec ses sculptures d’inspiration viking, classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Après une longue route étroite, on la trouve perchée sur une colline au milieu des champs de framboises.

Après la visite, cap sur l’est ! On emprunte la route du Sognefjel qui serpente à travers le haut massif du Jotunheim. On grimpe une interminable succession de lacets dans le brouillard pour atteindre un plateau dramatique entre les lacs et les glaciers sous ce ciel très lourd. Je sors faire une série de photos sous la pluie, et je découvre bien vite qu’on a atteint la haute montagne et les températures proches de zéro qui vont avec.

Notre dernier arrêt touristique se fera à Lom, la grande station de ski du Jotunheim avec ses jolis chalets sombres.

La fonte des glaces et la pluie chargent le torrent qui affiche un débit impressionnant dans le village.

On observera de loin la belle Stavkirke qui était réservée cet après-midi là pour un enterrement. À la place, on visitera une bonne pâtisserie et ses délices à la cannelle.

La fin de journée est moins palpitante : on avale les derniers kilomètres vers le sud en traversant le village olympique de Lillehammer.

On aura fait un beau périple de 3.000 kilomètres entre les Lofoten et les fjords, pris un nombre incalculable de ferrys, des rond-points dans les tunnels et appris à slalomer entre les moutons.

On peut maintenant rentrer à Paris, après avoir fait le plein de nature, bien reposés et avec des étoiles pleins les yeux après ce magnifique voyage.

Merci d’avoir suivi nos aventures et un immense merci de nous avoir permis de faire ce merveilleux voyage de noces. On a hâte de vous retrouver pour vous le raconter de vive voix !

Lundi ou la chasse aux éclaircies

On se réveille après la troisième nuit de pluie, et on constate que notre petit van commence à saturer d’humidité… tout comme nous.Nous reprenons la route pour enfin atteindre le Sognefjord. Avec son dédale de ramifications qui pénètrent jusqu’entre les montagnes du Jotunheim, c’est le plus profond des fjords. On s’enfonce dans une étroite vallée pour rejoindre le village d’Undredal, coincé entre les pics du Nærøyfjorden. Les pentes sont escarpées et les chèvres ont remplacé les moutons. Au village, on profite d’une belle éclaircie pour admirer le fjord, monter jusqu’à la minuscule stavkirke et même faire une petite balade au rythme des buissons de framboises sauvages. À peine de retour au hameau, les trombes d’eau se réinvitent et on se réfugie dans la boutique du village qui sert de café, d’épicerie, d’accueil du camping et d’embarcadère pour le bateau-bus. On découvre qu’Undredal est connu pour son fromage de chèvre, le seul de Norvège non pasteurisé. On achète donc la spécialité du coin : un fromage caramélisé aux allures de pain de savon. (Fausse bonne idée : on dirait plus un bloc de caramel trop salé que du chèvre). La route se poursuit sur les berges du Fjord jusqu’à Aurland, où l’on profite d’une seconde éclaircie pour pique-niquer sur un ponton pendant que des retraités bien réchauffés piquent une tête dans l’eau glaciale. La route vers le nord emprunte ensuite le plus long tunnel routier du monde et ses 22 kilomètres ponctués de cavernes illuminées. On fait le choix de l’éviter et de passer par la montagne et la « route des neiges ». Lacet après lacet, on grimpe dans le brouillard pour finalement déboucher au dessus de la mer de nuages. Impossible d’admirer la vue vers la vallée, mais au moins il ne pleut plus !Là-haut, on est de retour au pays des moutons, qui profitent encore de la chaleur de l’asphalte pour faire une sieste, sans se soucier des voitures. Malgré les apparences, il est bien vivant.

Au milieu du plateau, on se choisit un parking plutôt plat pour ouvrir le van en grand et faire sécher ce qu’on peut. Activités au choix : sieste pour Clémence ou portrait de mouton pour Teddy. Dans la vallée suivante, on essaie de visiter le village de Lærdal qui a conservé ses maisons de bois authentiques. Mais la pluie est forte et la visite de courte durée. Après un ferry et quelques kilomètres jusqu’au fond du Sognefjord, on s’arrête au bord d’un lac à Skjolden. On commence à avoir le coup de main pour dresser la tente à l’arrière du van et cuisiner dessous car le mauvais temps est de retour !

Déluge du dimanche

Météo Norvège avait vu juste : la pluie prévue est bien là. On enfile nos kways et on croise les doigts pour réussir à sortir la voiture sans encombres de son champ. Notre camping est installé dans une ferme et nos voisins d’à côté ont dû appeler le paysan et son tracteur pour désembourber leur camping-car.

L’accès au centre de Bergen est restreint donc on laisse notre van sur le parking d’une petite gare pour rejoindre la ville en train.
Tout juste sortis de la gare, c’est le déluge ! On est mouillés en quelques secondes et on se réfugie dans un café pour sécher un peu.
On déclenche donc le plan D comme déluge en visitant les musées tant qu’il pleut.

Coup de chance : ils sont tous à côté. On enchaîne art moderne, Munch et art contemporain en guettant la météo par la fenêtre. On est très contents d’avoir découvert les très belles toiles un peu naïves de Nikolaï Astrup, et un peu plus circonspects à propos de la céramique contemporaine.

On poursuit notre exploration de Bergen, une fois la pluie plus faible, par le marché aux poissons où l’on se gave de saumon sous la bâche d’un étal. Sur le port, on admire les maisons de bois colorées du vieux quartier des marchands allemands de la Hanse.

À la première éclaircie, on grimpe la pente abrupte de la colline pour arpenter les petites rues de Bergen avec ses jolies maisons blanches.

Hélas, l’accalmie a été de courte durée et notre meilleure amie est de retour.

On reprend donc le train en se disant que Bergen doit être une ville très agréable… sous le soleil. Après avoir récupéré le van, on s’écarte un peu de la ville en direction du Sognefjord et l’on s’installe au bord d’un champ pour cuisiner sous la tente de notre camion… car, vous l’aurez deviné, il pleut encore !

Mais il nous reste deux avocats parfaitement mûrs et on se reconforte avec du guacamole.

Samedi sous la pluie

Une journée qui pourrait se résumer par :

« Il a plu ! »

Réveillés par la pluie, on quitte vite la ferme de Buer pour aller chercher du soleil ailleurs.

Dans la vallée, on rejoint Odda, petite ville nichée au creux d’un des bras du Hardangerfjord. Tandis que l’on longe la côte jusqu’au fjord principal, la pluie continue et s’intensifie. Mais on garde le moral et on monte le son de la musique.

On profite d’une brève accalmie pour pique-niquer à Ulvik que notre guide décrit comme la « perle du Hardangerfjord ». Effet de la pluie ou passage du temps ? L’endroit nous paraît plutôt lugubre et abandonné. C’est le seul moment plus ou moins sec de la journée que je trouverai pour faire des photos.

Aussitôt fini notre repas, la pluie nous chasse. On remonte donc le fjord par sa face nord jusqu’à Bergen où l’on trouve un camping en espérant pouvoir visiter la ville demain sous un temps plus clément.

Vendredi au soleil

Ce matin, on profite du retour du soleil pour faire les lézards dans notre coin de paradis qu’on n’a plus très envie de quitter.

On lève finalement le camp direction le nord. On traverse une série de gorges étroites sous le soleil et on en profite pour boire un thé dans un café installé sur le site d’une ancienne mine de zinc.

Il fait trop beau pour descendre dans la mine alors on repart à travers les montagnes du Røgaland. Ici, le paysage est abrupt, et pelé. On zigzag entre les petits lacs et les montagnes ventées où ne pousse qu’un peu d’herbe et de mousse jaune.

On expédie bien vite une pause à Rødal dont la stavkirke n’est pas mémorable et on se dirige vers Odda. En avançant, on voit au loin les sommets couverts de glaciers. Et en poursuivant notre route, on rencontre de plus en plus de cascades. Parfois, de longs filets qui coulent depuis le sommet, et d’autres bien plus impressionnants, qui viennent mouiller la route et les touristes venus les photographier.

On finit par bifurquer peu avant Oddal pour aller voir le glacier de Buer. Le départ de la randonnée est une ferme, et on est accueillis par un groupe de vaches et highlands qui semblent plus intéressées par les arrivants sur le parking que par leur pâture.

On reprend tout notre équipement de pluie qui a eu le temps de sécher et on commence à grimper pour atteindre le pied du glacier. On avance d’abord le long des eaux déchaînées par la fonte des glaces. Le torrent fait un bruit effroyable et on sent la fraîcheur de l’eau dès que le vent souffle.

On s’enfonce dans les bois et le sentier se transforme rapidement en petite rivière. La plupart des randonneurs que l’on croise ont les jambes mouillés et l’on hésite à rebrousser chemin malgré nos chaussures imperméables.

On traverse plusieurs bras du torrent sur des petits ponts façon Indiana Jones.

Jusqu’à ce qu’une des paserelles soit complètement submergée et nous oblige à retirer nos chaussures pour traverser. Le choc est violent, l’eau tout juste libérée des glaces vient nous glacer les pieds. On continue malgré le froid mordant.

Arrivent ensuite les cordes pour escalader les parois rocheuses glissantes. On avait déjà vu ça dans les passages les plus difficiles d’autres randonnées, mais ici c’est tout un pan de la randonnée qui se fait à la force des bras.

Il fait toujours bien gris lorsque nous atteignons enfin le sommet, mais nous sommes heureux d’admirer les reflets bleus du glacier.

Nous sommes parmi les derniers à redescendre et nous restons pour la nuit dans un champ de la ferme au milieu des campeurs qui se préparent à grimper demain au lever du soleil.

Jeudi au paradis

On se réveille tôt ce matin. Pour aller gravir le Preikestolen et profiter de sa vue imprenable sur le Lysefjord. Arrivés sur le parking du départ, il y a déjà plusieurs bus qui déchargent des groupes de randonneurs plus ou moins équipés. On est bien loin des randonnées confidentielles des Lofoten.
L’avantage de cette notoriété, c’est que le chemin est bien entretenu et même aménagé en escaliers sur une grande partie de l’ascension. On double sans peine les premiers groupes de japonais pour se précipiter vers le sommet tant que le ciel est calme.

Sur le plateau au sommet, la vue sur le fjord est grandiose ! Et plus on approche du grand rocher du Preikestolen, plus l’étendue du Lysefjord se dévoile.

Au bout du plateau, sur le fameux roc, les touristes font la queue pour se faire prendre en photo au bord de la vertigineuse falaise.

On redescend, heureux de cette belle vue et la pluie nous surprend au milieu du trajet. C’est l’occasion de vérifier que notre équipement est bien efficace contre la pluie.

On s’arrête pique-niquer près de la très mignonne église d’Årdal, qui ressemble à une grange de l’extérieur, mais est entièrement peinte à l’intérieur. Ces fresques de style « art naïf » sont surprenantes.

Nous continuons notre chemin vers le nord et Bergen mais par les petites routes. Les beaux paysages s’enchaînent alors qu’on alterne entre pluie et éclaircies.

Aux alentours de Sauda, nous trouvons notre petit coin de paradis pour camper ce soir. Après une interminable montée sur les hauteurs du fjord, nous trouvons un petit vallon qui sert de départ à une randonnée. Il y a de l’herbe, un beau ruisseau et même un abri pour cuisiner et faire du feu.

On expérimente la douche directement dans la rivière pour la première fois du voyage. L’eau est fraîche mais il n’y a pas de vent, et le soleil brille encore suffisamment pour nous faire sécher.

Mercredi sur la route du Télémark

C’est reparti pour l’aventure ! On dit adieu à notre petit nid osloïte et on embarque dans un train vers la banlieue où l’on doit récupérer notre nouveau van. On tombe sur un jeune employé au très bon français et on est heureux de partir avec le seul des trois véhicules qui n’est pas floqué de couleurs criardes plutôt laides.

On met le cap à l’Est sur la route du Télémark, qui va nous faire traverser montagnes et plateaux jusqu’à Stavanger.

Première pause à Heddal pour admirer la plus grande « Stavkirke » (église en bois debout) de Norvège. Le majestueux bâtiment du XIIIe siècle est entièrement réalisé en bois enduit de goudron de pin. Cette patine particulière lui donne un aspect noir et austère lorsqu’il est à l’ombre mais brille d’un éclat doré lorsque le soleil l’éclaire.

n entame ensuite l’étape de montagne et les innombrables lacets qui nous font monter et descendre au fur et à mesure que l’on enchaîne les petites vallées parsemées de villages. Pas d’autoroutes en vue, on roule toute la journée entre 30 et 70 km/h.

On croise une autre stavkirke plus modeste à Eidsborg, mais mignonne et entourée de ces maisons typiques au toit végétal.

Sous un ciel noir très dramatique, on rejoint les lacs d’un plateau accidenté qui nous rappelle le Connemara. Évidemment, les moutons sont toujours là, et semblent être l’unique ressource du secteur.

Nous retrouvons enfin le littoral ouest du pays et le Frafjord, un des bras du grand Lysefjord. Comme l’heure tourne, on fait le choix de ne pas visiter Stavanger, dont l’économie semble surtout tournée vers le pétrole qui est exploité au large de la ville et qui fait la richesse du pays.

Passage obligé pour se déplacer entre les fjord, nous prenons un ferry pour traverser le Lysefjord. Après avoir trouvé une place dans un camping, on se couche tôt afin d’être en forme pour grimper le Preikestolen demain matin et on s’endort avec le doux bruit de la pluie qui a gentiment attendu la nuit pour tomber.

Escale à Oslo

Samedi, après avoir franchi le cercle polaire, nous atterissons à Oslo où l’on sent qu’on a déjà gagné quelques degrés. Après avoir sauté presque au hasard dans le premier train pour le centre-ville, on se retrouve dans le quartier Vika où se trouve notre Airbnb. On est dans le centre mais les rues sont complètement désertes, on dirait le XVIe arrondissement au mois d’août.On est heureux de trouver un joli appartement (au look très Airbnb/Instagram) avec une sacrée hauteur sous plafond. Mais notre premier critère pour choisir ce point de chute, était sa machine à laver ! Après 10 jours de vadrouille, on enchaîne lessives et courses, heureux de retrouver du wifi et une vraie cuisine.Dimanche matin, on fourre nos kways dans nos sacs et on part découvrir le centre-ville sous la grisaille. On démarre par le port de plaisance et le massif hôtel de ville qui le domine. On se greffe à une visite du grand bâtiment de brique dans lequel est remis le prix Nobel de la paix chaque année. On en apprend un peu plus sur la courte histoire de la ville fondée au XVIIe siècle et sur les difficultés des Norvégiens pendant la seconde guerre mondiale.On continue le long du port en visitant la citadelle d’Akershus où l’on s’abrite de la première pluie du voyage.On continue vers l’opéra d’Oslo, dont les lignes de marbre et de verre représentent un glacier qui s’enfonce dans les eaux du port. On profite de la terrasse et d’une vue sur la ville pour observer au loin le fameux tremplin de saut à ski d’Oslo.On poursuit ensuite la visite dans les rues piétonnes du centre-ville, assez peu animées. En même temps, on est dimanche… On jette un œil au massif parlement de briques jaunes et au palais royal. On devra revenir pour visiter la galerie nationale et admirer « Le cri » de Munch. Le bâtiment est fermé jusqu’à l’ouverture d’un nouveau musée géant l’année prochaine.Lundi matin, on quitte le centre-ville à pied pour rejoindre la presqu’île de Bigdøy dans le fjord d’Oslo. On traverse les quartiers cossus de l’ouest entre les ambassades et les vieilles demeures de riches armateurs. Comme à Stockholm, on découvre des fermes et des pâturages sur l’île en plein cœur de l’agglomération. On comprend que le lieu soit envahi par les cyclistes et les joggeurs.Mais ce qui nous intéresse c’est plutôt le musée viking dans lequel on découvre les restes de trois drakkars qui avaient été enterrés avec leurs propriétaires. On en apprend un peu plus sur la navigation viking et la fabrication des navires.Une soupe de bœuf aux navets plus tard, on entame la visite de l’incroyable Norsk Folkmuseum. Le musée date du XIXe, lorsqu’un riche Norvégien sauve une église en bois debout (spécialité norvégienne) de la démolition et la fait remonter à Olso. Au cours des deux cents ans qui suivent, le parc autour de l’église va se peupler de maisons de toute la Norvège, déplacées ou reproduites. Aujourd’hui, on peut donc découvrir des habitations meublées qu’on peut visiter et où des acteurs jouent les habitants, mais aussi des rues entières avec leurs immeubles d’appartements et leurs vieilles boutiques. C’est un vrai voyage dans le temps dans lequel on se perd toute l’après-midi.La fin de journée nous amène dans les quartiers neufs de Tjuvholmen et Aker Bridge qui mêlent bureaux, boutiques, habitations et sculptures en plein air. Emmitouflés dans nos polaires, on est bien étonnés de voir les enfants du coin se jeter dans les eaux du port.On termine la journée sur port d’Oslo en quête d’un restaurant, pour découvrir que les norvégiens dînent très très tôt (le service démarre à 16h). On trouve notre bonheur dans un bistro cantonais qui revisite la cuisine traditionnelle avec des produits de la pêche locale. Je repars obsédé par leurs crevettes tempura à la crème de citron.Mardi, on entame notre dernier jour de visite par le parc Vigeland, que le sculpteur du même nom a peuplé de centaines de statues pendant près de 20 ans.On trace ensuite vers l’est pour rejoindre Akerselva, une rivière qui serpente à travers les anciens quartiers ouvriers d’Oslo, en pleine gentrification.On y retrouve beaucoup plus de vie que dans l’ouest de la ville. Les cafés et les parcs sont peuplés de bobos hipsters qui ne dépareilleraient pas dans les Batignolles.On fait un crochet par le très agréable jardin botanique et on achève notre randonnée urbaine par un fish & chips goûtu dans le foodcourt à la mode du quartier.Demain, il sera temps de prendre la route de l’ouest vers les fjords au volant de notre seconde maison sur roues.

Samedi, fini le Nord !

Ce matin on se lève tôt pour attraper le premier ferry et rentrer à Tromsø à temps pour rendre le van. On s’était un peu mis la pression pour être sûrs d’avoir de la place : il n’y a finalement que quatre voitures qui montent sur le ferry à 8h du matin.

Ça valait quand même le coup de se lever tôt : Clémence verra quelques dauphins nager près du bateau pendant la traversée.

On arrive donc sur Kvaløya, la dernière île que nous visiterons dans le grand Nord. On s’installe près de l’océan pour profiter du soleil qui est revenu ce matin. On aperçoit des ronds étranges qui rident la surface de l’eau dans la crique en contrebas. On dévale donc la pente pour s’approcher, et voir de loin un groupe de dauphins qui vient sûrement se régaler de poissons dans la crique. Mais ils disparaissent avant qu’on puisse s’approcher suffisamment.

On finit donc par rendre notre petite maison roulante et par reprendre l’avion pour Oslo après avoir magnifiquement profité du grand Nord !

Vendredi : rendez-vous manqué avec les baleines

Le plan de base prévoyait qu’on aille faire une petite croisière ce matin pour observer des baleines ou des macareux. Mais le temps couvert et le vent violent nous font renoncer.

On roule donc les quelques kilomètres jusqu’à Andenes pour prendre le ferry qui nous amènera à Senja, une autre île sauvage qui nous rapproche progressivement de Tromsø.

On profite de l’attente avant le bateau pour découvrir l’ambiance étrange d’Andenes. On dirait une ville fantôme d’un vieux Western. Pas un chat dans les rues : les gens ont fui, sont en vacances ou terrés chez eux en attendant le beau temps.

Le temps finit par s’éclaircir et on charge notre petit van dans le ferry.

Arrivé sur Senja, on découvre une île sauvage mais magnifique.

On prend le temps d’en faire le tour par les petites routes avant de s’arrêter pour la nuit dans un camping niché au fond d’un fjord. Ici l’ambiance est différente, on a quitté les randonneurs des Lofoten pour trouver les pêcheurs de Senja.

À notre arrivée, la moitié des campeurs s’occupent du poisson : ceux qui le pêchent au bord du fjord, ceux qui le vident sur une planche au bout de la jetée et ceux qui le font cuire dans une cabane dédié à ça.

Nos voisins français et retraités sont tout étonnés que nous ne soyons pas là pour ça, eux qui viennent arpenter les fjords et les ruisseaux tous les étés depuis quinze ans